Le projet
Agir maintenant, construire lavenir, rendre la politique aux citoyens.
Agir maintenant !
La crise économique mondiale nest pas finie. Nouvelles bulles financières et mises en garde des grandes banques à leurs clients fortunés, échec des tentatives de régulation mondiale de la finance, de nombreux signes annoncent une prochaine vague de cette crise systémique mondiale. Les quelques dixièmes de croissance en 2009 et 2010 claironnés par le gouvernement de Nicolas Sarkozy ne peuvent pas cacher la réalité du chômage en hausse spectaculaire, de la précarité croissante, du temps partiel subi, de la menace de déclassement.
Cette crise ajoute une urgence sociale à des urgences environnementales chaque jour plus graves : changement climatique, dégradation de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles. A Copenhague, malgré lévidence des faits et un diagnostic partagé, les Etats nont pas été capables de trouver la réponse à la crise climatique. Il revient donc à nos territoires de prendre le relais. Non seulement pour prendre notre part de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (une politique de sobriété par la priorité aux transports collectifs, la réhabilitation thermique des bâtiments, les énergies renouvelables, la relocalisation de léconomie, etc.) mais aussi pour rendre nos régions moins vulnérable aux effets de la crise ellemême (réduction de notre dépendance énergétique, réduction de notre dépendance alimentaire, réduction de notre fragilité aux épisodes climatiques extrêmes inondations, sécheresses, etc.). Plus que jamais, nous devons préparer lavenir en répondant aux défis du présent.
Urgence sociale, urgence environnementale : il est impensable de les hiérarchiser et encore moins de traiter lune sans lautre, car elles sont liées.
Soyons réalistes. Il est irresponsable dattendre une éventuelle alternance en 2012, alors que nous avons la possibilité, de prendre les choses en main dès maintenant, dès 2010, au niveau de nos régions, et dy construire une alternative réelle.
Que ce soit en zones rurales ou urbaines, chacune voit se creuser le fossé entre celles et ceux qui peuvent avoir confiance en lavenir et celles et ceux qui se sentent menacés par la précarité et le déclassement. Lentement, la solide pyramide sociale où dominaient les classes moyennes, fait place à un sablier. Ces urgences sociales et environnementales mettent à nu la fragilité de nos économies à court terme, basées uniquement sur des critères de rentabilité maximum, qui se moquent des écosystèmes et déshumanisent les rapports économiques et sociaux, conduisant parfois jusquaux suicides. A droite comme à gauche, les solutions classiques ne font que perpétuer ce modèle productiviste qui exploite la nature et les hommes jusquà épuisement. Que la relance se fasse par la consommation ou par linvestissement, elle ne résoudra pas grand chose à long terme. Même verte, la croissance nest pas une solution. Ce nest pas en gérant, même intelligemment, lenrichissement matériel dune société structurellement inégalitaire, que lon fera renaître la justice sociale et la solidarité. Il est temps dinnover, de mettre limagination collective au pouvoir pour mettre en uvre de nouvelles solutions.
Ce nest pas de plans de relance dont nous avons besoin, mais de plans de transformation. A lheure de la société de linformation, nous voulons que les changements majeurs dans les systèmes de production et de consommation soient pensées et mis à profit pour accroître le partage et légalité entre les individus. Nos réponses à la crise socioéconomique sont qualitatives, pas quantitatives :
mieux produire, mieux consommer, mieux travailler pour vivre mieux !
La qualité de vie nest pas un privilège
Si le danger des pollutions (air, eau, construction, nourriture) pour la santé de tous et de toutes commence enfin à être compris par lopinion, il faut cependant souligner les inégalités de situation devant un environnement dégradé et pathogène. Régulièrement, des études scientifiques rappellent le lien entre certaines maladies (diabètes, obésité, maladies cardiovasculaires, certains cancers, souffrance psychique etc.), la médiocre qualité de lalimentation et les conditions sociales des populations les plus concernées. Les écologistes savent bien quau cur de la question sociale se trouvent les inégalités écologiques : il y a ceux qui ont les moyens, matériels ou éducatifs, de choisir ou non sils prennent leur voiture, sils habitent plutôt ici que là, sils mangent sainement ou non, sils peuvent échapper au stress, à la malbouffe, aux cancers professionnels, etc. Combattre les inégalités sociales cest combattre aussi les inégalités écologiques. Cest pourquoi justice sociale et partage des richesses sont un pilier fondamental de notre action.
Notre contrat pour les régions est à la fois un plan durgence pour répondre à la crise et un programme de sortie définitive dun système qui ne fonctionne plus. Alors quil devient chaque jour plus évident quon ne peut plus continuer comme avant, les solutions envisagées par les autres formations politiques ne sont que du replâtrage et préparent les crises financières, économiques et sociales de demain, tout en aggravant la dégradation de notre environnement.
Soyons lucides : on ne résoudra pas les crises avec les politiques qui les ont provoquées. Emploi, formation, alimentation, transports, santé, environnement : il est urgent de changer.
Le Contrat dEuropeEcologie pour les Régions repose sur deux idées simples :
- pour protéger la planète et les hommes, il faut changer : une autre régulation économique et la transformation écologique de nos façons de produire, de travailler, de consommer de vivre.
- et pour changer notre modèle de développement, il faut protéger : les citoyennes ne sengageront dans cette réorientation profonde que sils ont lassurance que cette mutation apporte un mieuxêtre. Par conséquent, les droits fondamentaux, sociaux et environnementaux, doivent être garantis.
Un projet européen pour les régions
Face aux urgences, linaction des unes et limpuissance des autres sont autant de scandales. Le maintien des politiques menées depuis une trentaine dannées ne permettra pas de sortir de lobsession productiviste. Il est temps de faire émerger une force nouvelle et de lui donner les moyens dagir. Cette force, cest EuropeEcologie.
Rassemblement de tous les écologistes, de citoyens et citoyennes, élues, acteurs et actrices du mouvement social, le rassemblement EuropeEcologie a désormais fait la preuve de sa pertinence et de sa cohérence. Nous avons montré quil était possible de faire de la politique autrement. Nous avons élargi laudience de lécologie, tout en renforçant les Verts, le parti historique de lécologie politique en France. Nous avons rappelé enfin que la biodiversité politique est une valeur fondamentale de la démocratie.
Aujourdhui, Europe-Ecologie fait appel à tous ceux qui veulent rejoindre cette mobilisation salutaire de renouvellement dans la vie politique française. Pour fédérer les énergies de celles et ceux qui veulent vraiment changer quelque chose ici, là-bas et dans le reste du monde. Cette dynamique politique positive poursuit un triple objectif : réunir la grande famille et les amies de lécologie politique, restructurer lopposition autour dun projet de civilisation alternatif à celui de la France de Nicolas Sarkozy et mettre en uvre la transformation écologique de la société.
Nos listes présentent dans toutes les régions des femmes et des hommes appuyées sur un programme détaillé et crédible adapté aux réalités locales, et portées par un projet national commun, celui dune mutation écologique, économique et sociale des territoires.
Les exécutifs régionaux constituent un levier puissant pour impulser et mener cette indispensable transformation écologique et sociale de la société. Transports, logement, formation et emploi, environnement, santé, culture, langues régionales..., les régions interviennent au cur même de notre vie quotidienne, façonnent notre habitat, aménagent notre territoire. Elles sont un espace idéal dinitiative pour changer le monde et la vie. Pour vivre mieux en vivant autrement, cest à dire en travaillant différemment, en se formant à de nouveaux métiers, en se logeant dans des habitations dun autre type, en se déplaçant, en se nourrissant et en se soignant autrement, en favorisant le travail local et une appropriation du travail collaboratif, en respectant lenvironnement et en améliorant son cadre de vie. Suppléant, sans en avoir toujours les moyens, les carences dun état centralisé souvent aveugle aux réalités locales, les régions sont le lieu stratégique pour imaginer et mettre en uvre de nouvelles politiques publiques de proximité.
Le Contrat Europe-Ecologie pour les Régions porte un message à la fois régional et européen car toutes nos régions, même les plus centrales, sinscrivent dans un espace plus large, lEurope. Le rêve européen reste le cadre fondamental de notre projet politique national et de ses incarnations régionales.
Parce que lécologie politique va bien audelà de lurgente et nécessaire protection de lenvironnement. Parce quau cur de son message se trouvent la justice sociale, la répartition des richesses, les rapports humains, les libertés publiques et la place de lêtre humain dans son environnement. Parce quil devient chaque jour évident pour tous quil est impossible de continuer avec un système productiviste qui exploite la nature et les femmes et les hommes jusquà lépuisement, au nom du rendement et des profits. Parce que la protection de la planète, et notre futur à tous, passent aussi par une transformation radicale de notre façon de vivre.
Face à la droite décomplexée de Nicolas Sarkozy et à ses graves insuffisances sociales et environnementales, il est urgent de porter un projet pour une majorité de rupture.
Un projet politique alternatif qui embrasse et réponde à la complexité des défis du 21e siècle.
Un projet de civilisation.

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